The notebooks of the Bohemians

| Dafater al-Qurbat
KHALIFA Khaled
Dar Ward , Syria , Damascus , 2000 , 207 page

Summary

Summary

Merging reality with an epic tale, the author outlines a few people’s lives in a microcosm called Annabiya, a half-real, half-imagined small town of northern Syria, where boredom, hopelessness and instability rule. The characters dream of escaping their miserable and constrained fate. This seems to happen with the arrival of the Qorbats, nomads who fascinate young and old, overturning their routine. An invigorating vim of sensuality and exuberance hence rules the village, allowing glimpses of a free, joyful and erotic lifestyle.

In the spatial and temporal frame of Annabiya, the novel takes the form of chronicles logged in four notebooks by the young narrator, key holder of all the village secrets. There is no dialog, only narration, which weaves a network of relationships and records actual events, imaginary things and secrets, in a way that takes no account of chronology. Only the history of this large family of Annabiya matters.

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La patrouille revint donc en compagnie des préposés au cadastre, bâillant aux corneilles comme s’ils étaient pris d’une lassitude éternelle laissant croire qu’une drogue flottait dans l’air de la région et constituait une force centrifuge qui rejetait les étrangers. La campagne officielle devint plus intense ; les habitants, muets de stupeur, palpaient les uniformes des gendarmes et étaient épatés par les bottes qui brillaient comme des miroirs sous le soleil printanier.

Bien qu’effarouchés, les Annabi répondirent quand même à toutes les questions qui leur étaient posées, mais, en comprenant que ces registres défraîchis allaient leur créer des partenaires qui viendraient partager leurs moissons, ils se mirent à louvoyer et à fermer leurs portes au nez des agents. Ces derniers les menacèrent de faire venir les gendarmes qui briseront les portes, arracheront les clôtures des étables et donneront de nouveaux noms aux gens. Cette dernière menace en particulier les fit beaucoup rire. En effet, après le départ des agents avec leurs gros registres, les Annabi décidèrent entre eux de garder leurs noms d’avant et d’oublier les nouveaux patronymes ridicules qu’ils avaient donnés à inscrire sur les décrets officiels ornés du sceau du gouvernement central et qui appartenaient pour la plupart à des personnes décédées et enterrées depuis une cinquantaine d’année au moins.

Éparpillement de couleurs à Annabiya. Poussière que mon père, Mohammad Salim, débusquait sur les carapaces de ses tortues. J’ignorais depuis quand il avait commencé à les collectionner et à les bourrer de paille pour inciter les araignées à venir y tisser leurs toiles. Il répétait souvent que les araignées étaient sacrées pour avoir protégé le Prophète et trompé les polythéistes. Ma mère acquiesçait, tout en se remettant à Dieu de voir les carapaces de tortues s’amonceler sur les étagères et les araignées baigner dans cette quiétude. Je regardais les habits poussiéreux et les mains crasseuses de mon père tandis qu’il nettoyait ses carapaces, je me tenais à la porte, suçant mon pouce, perdu dans toutes ces couleurs.

Un monde que je ne réussissais pas à déchiffrer. Du vert, du jaune, une colonne de poussière qui descendait en biais par l’ouverture du toit. Mon père, comme à son habitude, ne parlait pas beaucoup, ne répondait pas aux piques que lui lançait ma mère ni à ses menaces de jeter sa collection de carapaces de tortues à la poubelle et d’en finir avec sa lubie. Mes sœurs Fatima, Aïcha et Zalikha bavardaient à voix basse, j’entendais leurs rires pendant qu’elles prenaient leur bain. Fatima a dix-huit ans, j’aimais ses yeux noirs, son beau visage brun et son rire quand elle allait vider l’eau de sa bassine dans le grand tonneau. Aïcha avait un an de moins qu’elle, Zalikha venait ensuite avec ses tentatives désespérées pour grandir avant son temps ; ma mère la réprimandait souvent lorsqu’elle voyait les mèches de ses cheveux s’échapper de l’écharpe noire brodée de perles bleues.

Les ruelles d’Annabiya étaient silencieuses, je revenais à la maison, couvert de poussière et du souvenir des demeures abandonnées. Zalikha et Aïcha étaient seules désormais, après le départ de Fatima avec son mari qui travaillait à Beyrouth. Ma mère avait demandé à son gendre de bien veiller sur sa fille, car Beyrouth était une grande ville et les gens y étaient impitoyables avec les étrangers. Fatima s’était réjouie des robes délicates qu’Ali avait apportées dans la valise de cuir marron dont les serrures avaient tant intrigué Zalikha au point qu’elle passa la journée à les ouvrir et les fermer, se délectant de la douceur du cuir. Fatima avait appelé Aïcha et Zalikha dans la chambre du haut, avait fermé portes et fenêtres avant d’étaler ses robes.

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