“The frightened” – “With its carnal precision, an immense novel about human fear” – La Viduité

1 May 2019 47 views No Comment Email This Post Email This Post Print This Post Print This Post

dimawannousApril 2019, La Viduite.

The fear of fear, the vertiginous duplication of fiction, a story that merges with a reality whose unbearable horror is then revealed. By dipping into the psyche of a disturbed woman, by the exact restitution of her obsessions and gestures, Dima Wannous manages to draw a sadly faithful portrait of contemporary Syria. With its carnal precision, “The frightened” appears like an immense novel about human fear and mechanisms of defense.

 

With its carnal precision, “The frightened” appears like an immense novel about human fear and mechanisms of defense.

 

How pleasant it is to dive without the slightest reserve into a novel whose singularity absorbs you all the more because it keeps on pushing away the sensitivity and point of view of its author. The story of Sulayma who discovers the manuscript left by Nassim, her silent and traumatized lover, is unlike any other. Dima Wannous installs an insidious device, the novel then rests on a very pretty confusion between the two texts, on an identification starting from the assumption that all those who are afraid of fear are similar, until appearing identical by their capacity to absorb the anxieties of others.

Not knowing exactly who is talking proves delicious, as being caught in this logic whose author knows how to show us the slow shifts. It must be repeated that The frightened is unlike any other novel. Any comparison is not really valid. Thus, by the suffocating precision, the always incarnated simplicity of which Wannous communicates to us the panic and paralysis of her characters, we can think of Zeruya Shalev, especially the very beautiful pain.

(… ) The lives of the characters of The Frightened draw a portrait, necessarily specular, of the collective unconscious of a whole country.

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La peur de la peur, les dédoublements vertigineux de la fiction, le récit qui se confond avec une réalité dont l’insoutenable horreur apparaît alors. Par la plongée dans la psyché d’une femme perturbée, par la restitution exacte de ses obsessions et de ses gestes, Dima Wannous parvient à dresser un portrait tristement fidèle de la Syrie contemporaine. Ceux qui ont peur dans sa précision charnelle se révèle un immense roman sur nos paniques et nos défenses.

Qu’il est agréable de se plonger sans la moindre réserve dans un roman dont la singularité vous absorbe d’autant plus qu’elle ne cesse de mettre à distance la sensibilité et le point de vue de son autrice. L’histoire de Sulayma qui découvre le manuscrit laissé par Nassim, son amant taiseux et traumatisé, ne ressemble à nulle autre. Dima Wannous installe un dispositif insidieux, le roman repose alors sur une très jolie confusion entre les deux textes, sur une identification à partir du présupposé que tous ceux qui ont peur de la peur se ressemblent, jusqu’à paraître identique par leur capacité à absorber les angoisses d’autrui. Un certain délice à ne plus savoir exactement qui parle, à se laisser prendre dans cette logique dont l’autrice sait nous montrer les lents glissements. Il faut alors le répéter Ceux qui ont peur ne ressemblent à aucun autre texte. Il invalide mes rapprochements. Ainsi, par l’étouffante précision, la simplicité toujours incarnée dont Wannous nous communique les panique et paralysie de ses personnages, on peut penser à Zeruya Shalev, notamment au très beau Douleur. Parallélisme géographique absurde, rapprocher une autrice syrienne d’une romancière syrienne semble une hérésie politique. Et pourtant, toutes deux partent de ce présupposé fort littéraire rendre compte de la souffrance d’un peuple ne saurait se faire que dans l’examen d’un destin individuel. Ou, comme l’affirme Sulayma : « Ma seule présence dans ce monde étrange me rend responsable d’une part de ses malheurs. » Dès lors, le point commun le plus profond reste la façon dont les vies des personnages de Ceux qui ont peur dessine un portrait, forcément spéculaire, de l’inconscient collectif de tout un pays.

Dorénavant, nous dirons aussi qu’à chaque moment de la journée il y a un Syrien qui se met à genoux, forcé de baiser les pieds d’un quelconque officier.

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