L’Express reviews Yazbek’s Blue pen “words can build a better world and repel ugliness”

27 September 2018 24 views No Comment Email This Post Email This Post Print This Post Print This Post

rp_Yazbek-DiarioVasco-150x1501.pngPublished by L’Express. September 26 2018.

She understands French, but prefers to speak in Arabic. For fear of losing her tongue: “It would be a double exile”, explains Samar Yazbek with a serious smile, refugee in France since the summer of 2011. For having participated in the revolt against the regime of Bashar al-Assad, this secular intellectual and democratic has become a prey for extremists of all stripes. “And I would feel even more guilty,” she continues.

The famous guilt of the exiled, who knows that her people continues to live the horror, seven years after the beginning of the civil war. After The Crossing, winner of the Best Foreign Book award (2016), the 48-year-old novelist and journalist tackles the Syrian hell once again. But in La Marcheuse (The Blue Pen), she testifies by means of a novel, touched by grace and fed with the dazzlement of childhood: Alice in Wonderland, The Little Prince, The Book of Kalila and Dimna. With this strong idea that words can build a better world and repel ugliness.

(…)

“People say I am brave, perhaps” says Yazbek, “but I am a woman who is afraid,” she says, “I will be for a long time.” After the disappearance of her mother, the young Rima begins her descent into hell, from a jail hospital, to poison gases dropped on the outskirts of Damascus. “To describe these scenes, I was inspired by the documents of the lawyer and activist Razane Zaytouna, who disappeared in December 2013 and to whom I dedicate my book, says Samar Yazbek. For the many details on daily life in the rubble, I interviewed a number of exiles all over Europe who also told me the temptation of death, synonymous with peace and rest in the face of desolation. ”

But The blue pen is not just noise and fury. Because even in the depths of her basement, Rima knows about the other side of the mirror: the beauty of a drawing, the laughter of a child, the blueness of the sky, the purity of a “voice capable of making stones cry “… For Samar Yazbek, the fight continues, always.

L’Express’ grade: 17/20

 

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La note de L’Express : 17/20

Elle comprend le français, mais elle préfère parler en arabe. Par crainte de perdre sa langue. “Ce serait un double exil”, explique dans un sourire grave la blonde Samar Yazbek, réfugiée en France depuis l’été 2011. Pour avoir participé à la révolte contre le régime de Bachar el-Assad, cette intellectuelle laïque et démocrate est devenue une proie pour les extrémistes de tous bords. “Et je me sentirais encore plus coupable”, poursuit-elle.

La fameuse culpabilité de l’exilée, qui sait que son peuple continue de vivre l’horreur, sept ans après le début de la guerre civile. C’est de cet enfer que la romancière et journaliste de 48 ans traite une nouvelle fois, après Les Portes du néant, prix du Meilleur livre étranger 2016. Mais dans La Marcheuse, elle témoigne par le biais d’un roman, traversé par la grâce et nourri par les éblouissements de son enfance : Alice au pays des merveilles, Le Petit Prince, Le Livre de Kalila et Dimna, recueil de contes d’origine orientale. Avec cette idée forte que les mots permettent de construire un monde meilleur et de repousser la laideur.

La marcheuse et narratrice, c’est Rima, femme-enfant, frappée depuis ses 4 ans d’un double trouble : telle une disciple de Socrate, elle va de l’avant, irrépressiblement, et telle la femme arabe, bâillonnée aussi bien par les hommes que par les religieux, elle a perdu l’usage de la langue. Alors, afin de la préserver des dangers, sa mère l’attache, au pied du lit ou à son poignet. Jusqu’à ce que le lien se défasse lors d’une fouille à l’un des barrages tenus par les agents des services secrets du régime.

Ces checkpoints, Samar Yazbek, qui est retournée clandestinement à trois reprises en Syrie en 2012, les a connus. Comme son héroïne, elle a éprouvé la peur des obus et des barils d’explosifs qui tombent tout autour de soi, cette angoisse qui “creuse des ravines dans le corps”. “On me dit courageuse, peut-être, mais je suis une femme qui a peur, affirme-t-elle. Elle est en moi, pour longtemps.” Après la disparition de sa mère, la jeune Rima entame sa descente aux enfers, d’un hôpital-prison aux gaz asphyxiants largués en périphérie de Damas. “Pour décrire ces scènes, je me suis inspirée des documents de l’avocate et militante Razane Zaytouna, disparue en décembre 2013 et à qui je dédie mon livre, confie Samar Yazbek. Pour les multiples détails sur la vie quotidienne dans les décombres, j’ai interviewé nombre d’exilés à travers toute l’Europe. Qui m’ont raconté aussi la tentation de la mort, synonyme de paix et de repos face à la désolation.”

Mais La Marcheuse n’est pas que bruit et fureur. Car même au fin fond de son souterrain, Rima sait qu’existe l’autre côté du miroir : la beauté d’un dessin, le rire d’un enfant, le bleu du ciel, la pureté d’une “voix capable de faire pleurer la pierre”… Pour Samar Yazbek, le combat continue, toujours. M. P.

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