‘Democracy will put an end to sectarian violence’, Khalifa to La Croix

6 June 2011 96 views No Comment Email This Post Email This Post Print This Post Print This Post

Interview by Agnes Rotivel, for La Croix, May 18, 2011

It is difficult to get an idea of what is happening in Syria. Is the revolt akin to movements in Tunisia and Egypt?

It is a popular revolution par excellence. It is part of the uprising that swells across the Arab world. The Syrians are out on the streets unarmed, with peaceful slogans. But the government chose to respond with violence because it knows that at this game, it is the strongest. By its culture and history, the Syrian people are very close to the Tunisian and Egyptian peoples. The Syrian government is very similar to the Libyan regime. By its violent reaction, it runs the risk of creating a situation similar to the one in Libya. Unlike Egypt, however, in Syria, there is no press freedom. All media are in the hands of the regime. There are no dissenting voices. The opposition is repressed very hardly. Since the beginning of the revolt, the regime banned Western and Arab journalists working in the field. We ask for them to see what is going on for themselves. And we ask for the right to protest freely without violence. Violence is threatening to divide society.

Is there a risk of division?

The diversity of our society is an asset, not a problem. Today, all its components aspire to live in friendliness. The brutality of the regime, contrary to what some official Sunnis claim, is exercised against all Syrians, not only against the Sunnis. The authorities wanted to scare the minorities by presenting themselves as their protector. We are living important times. We can feel that fundamentalism in its most radical form is losing ground. Getting to democracy is the hope of all Arabs. This will put an end to sectarian violence.

The Syrians do they want a Western military intervention as in Libya?

Intellectuals, young democrats and the opposition all refits a foreign intervention. We want the international public opinion to pressure the authority to stop the bloodshed. Syria is a signatory to most international conventions concerning human rights. Let Syria apply them then. For years, we were told that we were condemned to an authoritarian rule because of the strategic situation of our country in the midst of a troubled region. With the regime guaranteeing a certain stability, it also guaranteed the interests of major Western countries. It is very possible that the international community will make us pay even more its complicity with the regime under the pretext of maintaining that stability. If it persists in this attitude, it will lose all credibility with the Syrians. There can not be a Syrian exception. We are entitled to a normal life. Like the rest of the world, we aspire to democracy.

There is much talk of riots in Deraa, Banias and Damascus, but very little in Aleppo, your hometown. Is it spared by movements of revolt?

For two months, the government, police, secret services, have concentrated their efforts on two major cities, Damascus and Aleppo where neighborhoods are isolated by a meticulous grid. Their objective is to prevent contagion from one neighborhood to another. All access to large city squares are sealed off by security forces to prevent protesters from gathering there, as in Egypt on Tahrir Square. Events in Deraa, where hundreds of civilians were killed, have made of this city the icon of the Syrian revolution.

Original French version below.

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Il est difficile de se faire une idée de ce qui se passe en Syrie. La révolte est-elle assimilable aux mouvements tunisien et égyptien ?

C’est une révolution populaire par excellence. Elle est partie prenante de cette lame de fond qui traverse le monde arabe. Les Syriens sont sortis dans la rue sans arme, avec des mots d’ordre pacifiques. Mais le pouvoir a choisi de répondre par la violence car il sait qu’à ce jeu, il est le plus fort. Par sa culture et son histoire, le peuple syrien est très proche des peuples tunisien et égyptien. Par contre, le pouvoir syrien ressemble beaucoup au régime libyen. Par sa réaction violente, il court le risque de créer une situation à la libyenne. À la différence de l’Égypte, en Syrie, il n’existe aucune liberté de la presse. Tous les moyens de communication sont aux mains du régime. Il n’existe pas de voix discordantes. L’opposition est réprimée de façon très dure. Depuis le début des révoltes, le pouvoir a interdit aux journalistes arabes et occidentaux de travailler sur le terrain. Nous demandons qu’il les laisse vérifier par eux-mêmes ce qui se passe. Et qu’il nous laisse manifester librement sans violence. Car la violence risque de diviser la société.

Y a-t-il un risque de divisions ?

La diversité de notre société est une richesse, pas un problème. Aujourd’hui, toutes ses composantes aspirent à vivre dans la convivialité. La brutalité du régime, contrairement aux propos de certains responsables sunnites, s’exerce conte tous les Syriens, pas seulement contre les sunnites. Le pouvoir a voulu faire peur aux minorités en se présentant comme leur protecteur. Nous vivons en Syrie im moment très important. On sent que le fondamentalisme sous sa forme la plus radicale est en perte de vitesse. Accéder à la démocratie, c’est l’espoir de tous les Arabes. Cela permettra de mettre fin aux violences confessionnelles.

Les Syriens souhaitent-ils une intervention militaire occidentale comme en Libye ?

Intellectuels, jeunes démocrates et opposition refusent une intervention étrangère. Nous voulons que l’opinion publique internationale fasse pression sur le pouvoir pour arrêter le bain de sang. La Syrie est signataire de la plupart des conventions internationales concernant les droits de l’homme. Qu’elle les applique. Pendant des années, on nous a fait comprendre que nous étions condamnés à un pouvoir autoritaire en raison de la situation stratégique de notre pays, au coeur d’une région troublée. Le régime assurant une certaine stabilité, il garantissait les intérêts des grands pays occidentaux. Il est possible que la communauté internationale nous fasse payer encore très cher sa complicité avec le régime, sous prétexte de préserver cette stabilité. Si elle persiste dans cette attitude, elle perdra toute crédibilité auprès des Syriens. Il ne peut pas y avoir d’exception syrienne. Nous avons droit à une vie normale. Comme le reste du monde, nous aspirons à la démocratie.

On parle beaucoup des émeutes à Deraa, Banias et Damas, mais finalement très peu d’Alep, votre ville d’origine. Est-elle épargnée par les mouvements de révoltes ?

Depuis deux mois, le gouvernement, la police, les services de renseignements, ont concentré leurs efforts sur deux grandes villes, Damas et Alep où les quartiers sont isolés par un quadrillage minutieux. L’objectif est d’éviter la contagion d’un quartier à l’autre. Tous les accès aux grandes places des villes sont bouclés par les forces de sécurité afin d’empêcher les manifestants de s’y rassembler, comme en Égypte sur la place Tahrir. Les événements à Deraa, qui ont provoqué la mort de centaines de civils, ont fait de cette ville l’icône de la révolution syrienne.

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